LA SEMAINE DE VERITÉ

Publié le par nkpages

           La semaine dernière nous parlions du cinquantenaire et de ses manifestations, c’est-à-dire de son impact sur la jeunesse Camerounaise en générale et de la communauté estudiantine en particulier, ou on se plaignait déjà de nous avoir mis de coté, car pendant les festivités, nous on poursuivait les cours comme d’habitude.

 

Ce pendant, mardi 25 mai tous avaient repris normalement à l’école normale supérieure de Yaoundé I avec déjà ce matin la rencontre avec notre enseignant de l’UE 452 « TIC et EDUCATION » et en soirée celle de l’UE « DROIT de l’INFORMATIQUE » sans toute fois oublier que nous avions des travaux en L’UE « BASE DE DONNEES » pour cette journée et d’autres travaux à déposer certainement.

     

        Mais c’est une semaine de vérité parce que déjà la semaine du 20 mai le chef de département annonçait une évaluation pour le 26 mai, mais ce pendant pour sa part un entretien était souhaité avant l’évaluation car cela marque pour lui la fin du semestre avant les examens de fin de semestre qui sont prévus du 8 juin au 26 juin, donc pour lui il était nécessaire qu’on puisse avoir un entretien de deux heures dans lequel nous devons ressortir tous les problèmes rencontrés pendant le semestre. Mercredi 26 mai, pendant que nous attendions le chef de département pour l’évaluation, celui-ci entra sans sa blouse habituelle de cours, mais nous croyons que c’est parce que c’est le devoir qu’il s’est privé de la portée mais c’était faux car pour lui, il fallait la vérité. C’est pourquoi en entrée il va commencer par dire qu’il n’y a pas devoir aujourd’hui qu’il est renvoyé au lundi 31 mai, mais qu’avant il faudrait qu’on lui dise d’une part les difficultés rencontrées au niveau de la formation, et d’autre part comment est qu’on trouve la formation ? Voilà le ton donné que les doigts sont levés et comme dans une conférence les autorisations sont données par le chef aux personnes sollicitant de dire quelque chose, voilà le chef qui décide de prendre d’abord les questions du premier volet pour en suite répondre. Une quinzaine voir plus de questions lui sont posées avec des appréciations diverses et avec une redondance dans les interventions, puis survient la phase tant attendue des réponses données par le chef. En prenant la parole, il va commencer par les résumer en les classant en quatre catégories : les problèmes avec les contenus ; les problèmes avec l’emploi du temps ; les problèmes avec la manière de faire cours ; les problèmes avec les deux options de la filière ; les problèmes avec le bilinguisme dans la filière. Partant du fait que pour lui l’informatique est une jeune discipline qui cherche encore ces marques, l’informatique est un art comparé aux autres sciences comme les mathématiques, la physique, la chimie, le droit etc... Pour lui l’informatique est encore immature, les concepts informatiques sont tellement changeant que l’informatique est entrain de se construire, l’informatique cherche encore son corpus de connaissances établies. Toutes compréhension du problème est solution au problème donné en informatique. Les réponses données vont dans le sens non seulement de faire de nous les meilleurs entraineurs d’informatique mais pas forcément être les plus grands informaticiens du monde ; à nous responsabiliser ; pas seulement à nous inculquer des savoirs savants mais aussi des savoirs êtres, des savoirs faires ; c’est pourquoi le département d’informatique et des technologies éducatives (DITE) a pour principes : LIBERTE-INNOVATION-PEDAGOGIE. L’objectif est de développer chef l’élève-professeur l’autonomie, car pour faire un cours s’il va falloir attendre l’ordre du censeur ou même du proviseur alors c’est que vous n’avez jamais subit sa formation, avoir toujours en idée les paradigmes de la formation suivant : Construire-Déconstruire-Reconstruire. Il faut toujours avoir un cerveau flexible pour être un informaticien, c’est pourquoi il a pensé customiser cette formation ainsi car un informaticien dans ce monde multipolaire doit être un méta connaisseur pour palier à toutes surprises, mais il nous exhorte d’être non seulement des élèves mais des partenaires dans la construction de cette filière car nous ne sommes que la troisième promotion depuis sa création à l’école normale supérieure de Yaoundé I, donc il est d’autant plus nécessaire et important que nous faisons corps pour le développement de notre pays, car d’après le document de stratégie de la croissance et l’emploi 2010-2035, il faut faire du Cameroun un pays émergent et nous sommes tous conscients que les TIC ont une place capitale dans cette émergence. Voilà après plus de deux heures de parler franc que le chef nous a quitté en confirmant son devoir et en présentant ces excuses si le programme de formation et d’élaboration des emplois de temps a gêné certaines personnes. Moi ce qui m a plus dans cet échange, c’est sa franchise, sa liberté, son partage, ses vérités ; nous nous sommes sentis soulager et décompresser après l’entretien.

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Publié dans Le Techno et Loisirs

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