MÊME LES CHOSES COMPLIQUÉES ONT UNE FIN

Publié le par nkpages

La fin des examens du DIPES II vient de marquer la fin d’un long calvaire, d’une durée de trois mois. Dès le mois d’octobre, le chef de département nous l’annonçait déjà lors du séminaire qui portait sur…, ce dernier nous avait souhaité santé, persévérance, endurance, un esprit collaboratif, associatif, combattant prêt pour le travail. Un travail qui devait se faire dans des conditions extrêmes, de pression, de difficulté, car il sera question de pouvoir TOUT FAIRE au même moment, c’est-à-dire les cours, la rédaction du mémoire, les projets des UVs, les exposés ainsi que toutes les taches liées au fonctionnement du DITE.

Dès le début des cours, nous avons cru qu’il voulait juste mettre la barre très haute, mais lorsqu’il donne le ton par le projet du « Système d’Information de Gestion d’un Lycée du Cameroun » qui concernait son unité de valeur “SYSTEME D’INFORMATION “ un devoir qui devait être rendu au mois de janvier, mais le constat est très clair c’est que durant les enseignements du chef que nous découvrons à chaque fois les composants du système, et très souvent nous détruisions un travail déjà fait pour recommencer et après reconstruire car cela faisait partie des principes du département à savoir : CONSTRUIRE - DECONSTRUIRE – RECONSTRUIRE, ce qui était vrai hier est passé pour faux aujourd’hui, il n’y a pas de vérité absolu, tout est relatif.

Cela s’est encore avérer identique au cours de PROGRAMMATION ou nous étions appelés très régulièrement d’écrire des programmations en C, le laboratoire du DITE s’est vu se transformer en un vaste champ de frappe des choses qui étaient trop compliquées pour nous, mais la chose que nous n’avions pas : était le choix, car il fallait remettre ses devoirs à temps et dans les délais,  chaque cours était une séance de TP et TD que ce soit en salle de cours ou en salle de TD, le constat est le même, des projets en groupe et en individuel pour le compte de cette UV.

Le cours de RESEAU et TELECOMMUNICATION INFORMATIQUE était quand à lui un séjour en enfer, non seulement que les enseignements sur les télécommunications étaient trop soutenus, mais le niveau de physique était ma foi trop bien placé pour les non physiciens de souches, car nombreux sont mathématiciens ou informaticiens de formation et dans ces filières, les enseignements de physique n’ont jamais été les bienvenus. Il fallait remuer les méninges plusieurs fois pour être en phase avec l’enseignant, une gymnastique intellectuelle était notre plat favoris, car pour des notions sur les télécommunications, on devait faire appel à nos camarades qui avaient des notions plus poussées que les nôtres et ainsi nous remettre sur le chemin. Lorsque la deuxième partie vint le jour, à savoir les enseignements sur le RESEAU, nous avons compris par l’approche de l’enseignant que tout avait été mis en place pour le séjour en enfer. Le support de cours avait été transformé en un document de soutenance ou chaque chapitre faisait l’objet d’un thème d’exposé et qui devait faire l’objet d’une répartition en groupe, chaque groupe devait compter quatre étudiants pour exposer et faire des recherches pour venir expliquer aux camarades. Cela ne constituait que la première phase d’approche, car non seulement qu’il fallait s’approprier la notion, mais il fallait aussi l’intégrer en réalisant un projet, non plus dans votre  thème d’exposé, mais dans un autre. Mon groupe avait l’occasion de parler de la notion de sous réseau dans un réseau local et pour le projet dans un autre groupe de la téléphonie IP. Non seulement que la semaine faisait l’objet de quatre heures de cours et le samedi de deux heures de TP qui souvent se transformaient en plus de deux heures, des fois quatre ou plus pour les travaux de TP, mais cependant, nous avons cru en cela une façon de nous perturber, mais non c’est juste que l’emploi de temps s’avérait déjà trop étroit car s’il fallait mettre un cours le dimanche, c’est sur que le professeur de réseau le ferait mais compte tenu de son emploi de temps aussi, on faisait avec.

Le cours d’ARCHITECTURE DES ORDINATEURS a aussi contribué à la descente en enfer, pourquoi ? Parce que le niveau de mathématique était devenu comme si on voulait former des ingénieurs en circuit électronique, oui le devoir c’est connaitre tout ce que la machine est capable de faire, comment elle est construite, comment les fonctionne, ses composants internes et externes. Mais le cours se confondait souvent à un cours de réseau ou en un cours de mathématique pour voir comment l’information est transmise, comment le mot est représenté dans la machine, comment il est possible de pouvoir faire des calculs dans des différentes bases de calculs. Le software ainsi que le hardware ont fait l’objet de beaucoup d’insistance sur ces chapitres, c’est la raison qui a conduit l’enseignant à nous regrouper pour former des groupes d’exposé pour les différents thèmes sur l’architecture des ordinateurs aller voir dans les origines jusqu’aujourd’hui, ce qui a été fait dans ce domaine. Mon groupe était chargé de dire des choses sur le DISQUE DUR, pendant que les autres avaient d’autres thèmes sur la notion de l’architecture des ordinateurs.

Le cours de SYSTEME D’EXPLOITATION  avait une si fière allure au départ, mais avec le temps cela s’est avéré ennuyeux peut être parce qu’il y a eu un nouveau enseignement sur le SE LINUX qui faisait très nouveau pour beaucoup d’entre nous, LINUX était un SE très nouveau que nous n’avions jamais eu par le passé à expérimenté, c’est pourquoi lorsqu’il fallait aborder la programmation SHELL, alors là une fois de plus on pouvait plus tôt demander une bastonnade que de faire un Shell, les commandes DOS n’ont jamais manquer car le noyau faisait partie en grande de notre enseignement en ce qui concernaient ces SE, il fallait connaitre écrire des Shell tout comme chez Dos, il fallait exécuter certaines fonctionnalités ou toutes sur l’invite de commandes. Les devoirs en individuel et en groupe ont toujours été les maitres mots de ces cours, car ma foi c’était plus tôt une histoire non seulement d’intégrer ces nouvelles notions, mais aussi d’être capable de pouvoir faire des choses avec des machines qui utilisent ces SE. Le constat a été très clair, nombreux parmi nous, ce sont vus ragaillardis en connaissances malgré la difficulté, car on dit souvent que le succès est au bout de l’effort.

Le cours D’ERGONOMIE COGNITIVE au début a été dans le lost, car nous n’arrivions pas après plus de un mois de cours à saisir la quintessence de cet enseignement. Mais après moultes débats et beaucoup de gymnastiques intellectuelles, et grâce à l’apport de certains de nos camarades « sociologues et psychologues », le squelette a commencé à sortir des fonds baptismaux petit à petit et petit à petit, nous avons commencé à voir ce qu’était réellement l’ERGONOMIE COGNITIVE, et très vite la vitesse s’est installée et les devoirs ont commencé à pleuvoir comme une pluie de la saison des pluies, sans oublier les exposés en groupe. Ce cours faisait aussi l’objet de nombreuses séances de TP au laboratoire, pour essayer de percevoir l’aspect cognitif de la chose et bien l’immortaliser dans nos pensées et nos mœurs. C’est ainsi que nous avons saisi avec enthousiasme et fermeté la notion d’ergonomie, car elle fait partie de notre vie de tous les jours. Ce que nous percevons, ce que nous avons dans notre mémoire et tout ce que nous pouvons faire que ce soit par nous même, ou bien par ce que nous voyons, peut avoir un impact à nos actions.

Le cours de LA PSYCHOLOGIE ET LA PSYCHOPEDAGOGIE, seules nos consciences nous le diront si vraiment nous nous sommes sentis un seul instant dans l’ennui, malgré le talent éloquent de l’enseignant, un homme possédant un potentiel de maitre de conférences, vous avez même honte de prendre la parole après lui ou même en salle pour une question à porter à sa connaissance. Ce cours était généralement prévu pour deux heures chaque semaines, mais pendant ces deux heures, non seulement que le temps suspendait son vol, mais en même temps, nous ne le voyons pas passé, l’enseignant était fort et trop fort même, il était dans son élément. Grace à ce cours, je sais ce que je dois enseigner et comment le faire en tant que enseignant d’informatique, je sais comment emmener les élèves au sommet de la gloire, ce qu’il faut les donner ou et quand. Les devoirs et les exposés n’ont jamais dérogés à la règle car dans ce département, dans cette école, exposé et projet étaient des mots les plus vulgaires dans les bouches. Il fallait se conformer à la loi sinon la sanction, toujours l’épée de Damoclès devait vous couper.

Le cours D’ETHIQUE ET DEONTHOLOGIE, il s’agit des enseignements sur la conduite à tenir, à accomplir en tant que professionnel d’un métier spécifique et aussi comme un citoyen vivant en société. Il a été question à chaque cours d’un recadrage des idées et préjugées que nous avions par le passé. C’est un cours qui nous met dans les conditions d’un futur enseignant, sur ce qu’il faut faire et sur ce qu’il ne faut pas faire, comment et pourquoi, ou et quand. Ce que j’ai le plus retenu de cet enseignement c’est que je dois avoir une vraie vocation d’être un enseignant et ainsi vanter aussi mon métier et ainsi faire bien mon travail tel qu’un homme de génie. Ce cours était à l’image des autres, exposés et recherches. Mais chose curieuse c’est que tous ces enseignants ne tenaient pas compte si vous d’autre exposés. Le principe était simple, le document soumis à notre attention a fait l’objet de segmentation en thèmes d’exposés et le nombre obtenu devait faire l’objet du nombre de groupe et ainsi la division s’opérait rapidement et les groupes étaient constitués.

Le cours DE BASE DE DONNEES ET SITE WEB DYNAMIQUE, celui là restera marqué dans ma mémoire comme souvenir à l’ENS car avant même de commencer les enseignements, le ton était déjà donné, un peu à la manière du chef, les projets vous sont donnés et c’est le cours qui vous permet d’évoluer à chaque fois. Mon projet avait pour intitulé : Site Web de gestion en ligne d’une chaine de restaurant de la ville de Yaoundé. Nous avons comme outil EasyPhP. Les différentes phases d’analyse, de conception et d’implémentation n’ont jamais été facile dans la mesure où à la dernière minute, nous avons utilisé d’autre générateur de site web, la raison était simple la gestion de la base de données dans MySQL n’a pas été facile à appeler dans le fichier .php, de même pour le Template. Mais c’est un cours très capitale pour notre formation, parce que nous sommes appelés à mettre sur pied des applications informatiques et c’est le chemin que nous devons suivre pour la réalisation de ces applications.

 

Il ressort de tous ces propos que sur 9 UVs, nous avons eus minimum 9 exposés avec des projets à remettre en travaillant avec des groupes différents, en faisant nos travaux de recherches par rapport au mémoire de fin de formation. En toile de fond, chaque jour était un vaste champ de construction, de déconstruction et de reconstruction de nos différents travaux. Le travail allait de tous les sens, car il fallait toujours te renseigner sur l’évolution de la situation quand vous étiez en déphasage, toujours chercher l’information. On s’est bien rendu compte que cette stratégie mise sur pied par le département n’était pas de nature à nous « tuer » mais d’avoir des gens bien formés, d’avoir à la fin de la formation des technos pédagogues,  des artificiers pour le système éducatif du Cameroun. Vous êtes les enseignants des enseignants, vous savez la lourde mission qui vous attend, en tant que pédagogue des pédagogues et en tant que celui sur lequel le changement peut venir, vous devez montrer aux autres qu’on a besoin de vous, montrez aux autres que vous êtes utiles contrairement à leurs préjugés.

Le chef de département n’a cessez de le dire, en sortant de cette école, vous êtes professeur d’informatique mais entre autre vous pouvez occuper les fonctions suivantes :

Chef de projet

Accompagnateur

concepteur

 

 

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Publié dans Ens et le Techno

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