UNE SEMAINE DE TENSION
UNE SEMAINE DE TENSION DANS LA SALLE Nous avons déjà la semaine passée fait l’état de la situation au sein de notre classe en informatique IV, aujourd’hui nous sommes arrivés à une situation critique. Je ne sais pas si c’est comme ça partout ailleurs mais je pense pour ma part que c’est peut être trop nous demander ; voyez-vous en une semaine vous avez en moyenne 8 devoirs dont les thèmes sont : SE 452 élaboration d’un projet visant à intégré les TIC dans le CES de MINTAG ; IN 402 cahier de charges d’une inscription en ligne à l’école normale supérieure de Yaoundé ; EDI 414 la méthode active ; SE 406 développer les différentes façons d’allouer les espaces aux processus qui veulent partager un même espace mémoire, un programme sur les commandes Windows ; EDI 412 les objectifs (rôles et priorités du programme de l’informatique dans l’enseignement secondaire du premier cycle) ; IN 410 une liste de thème d’exposé pour la semaine prochaine ; IN 420 programmation script ; Vous voyez, c’est tout le temps ainsi , jusqu’à le chef de département était obligé de nous présenter ses excuses car il croyait que nous avions déjà fait le cours de programmation, car chez nous, certaines choses sont même anticipées mais nous sommes des soldats aux fronts, interdis de reculer, mais nous sommes arrivés à un point ou un break nous fera du bien car la majorité est devenue des compteurs de temps pour chercher des jours fériés dans notre calendrier, car pour cette semaine nous devons en principe remettre deux devoirs, mais il me semble que ce jeudi sera un jour férié et dans ce cas le devoir sera remis que la semaine prochaine et un jour de repos à la maison malgré que le lendemain il va falloir revenir à l’école. Nous sommes arrivés cette semaine à une situation critique car l’un de nos camarades a dit devant nous qu’il ne reconnaissait pas avoir troublé le cours du professeur qui lui avait demandé par le passé de venir s’expliquer devant la classe comme il était de coutume instauré par cet enseignant ; ce dernier ayant donc demander au camarade de prendre son sac et libérer la salle et que les conséquences en suivront d’après ses dires, voilà que survient une faste et vive émotion de la part du reste de la classe, nous ses camarades, nous avons demander au camarade en question de demander pardon au professeur, qui a même refusé la demande séance tenante, mais après nous ne savons pas la suite, mais ce qui prévaut est un tout petit peu ce sentiment qui règne entre nos enseignants et nous, dans la mesure ou ils passent tout leur temps à nous mettre la pression, comment nous sommes paresseux, nous ne voulons pas faire les devoirs qu’ils nous donnent, comment certains seront recalés à l’école et ne seront même pas des futurs fonctionnaires car ils vont atteindre 35ans à l’école et la fonction publique ne les recrutera pas ; comme si la majorité avait plus de 30ans dans notre classe. Mais voyez-vous nos propositions sont cependant pas prises en compte car voilà une année qui va finir avec ce rythme ce n’est que l’an prochain peut-être que quelque chose pourra changée car il nous reste à peine deux semaines de cours mais je crois que cette tension pourra baisser avec tous les jours fériés qui sont annoncés. Mais nous-mêmes comment voyons-nous cette formation ? Nous savons des méthodes différentes d’opérer car le rythme est fort et les UE comme le système d’exploitation et la programmation qui sont des UE pour informaticien purs et qui ont eu à le faire, mais pour la grande majorité nous nous défendons, c’est-à-dire nous essayons de voir nos camarades dans la mesure de leur possible de faire et comprendre mais ce n’est pas facile, car vous avez comme ça deux ou trois autres qui vous attendent et on est obligé d’être en retard, c’est pourquoi nous souhaitons le break ou les jours fériés. Nous sommes conscients des attentes et des missions qu’on nous assigne, mais le programme est très accentué sur une période très courte et nous avons besoin d’un minimum de temps pour digérer et repartir, mais qu’ils ne pensent pas que nous ne sommes pas conscients, sur le terrain ils seront surpris de nous voir émerger tellement haut qu’ils comprendront que nous n’avons pas eu assez de temps pour réagir à l’école. Ce pays nous appartient tous et nous voulons apporter notre pierre à sa construction pour son émergence et la prospérité de nos futures générations pour un Cameroun émergent d’ici 2025 que cela ne soit pas seulement un slogan mais une réalité un vécu quotidien pour nos jeunes petits frères du secondaire et ceux qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école.
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